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10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 cxxiv Les divisions du 6 Or Didyme, Théodore de Mopsueste, Théodoret et le commentateur du ms Barberini s'accordent pour achever par cette phrase le premier lemme du chapitre 9 et donc pour commencer par Τύπος le second lemme. c) Les deux exégètes d'Alexandrie, Didyme et Cyrille s'accordent, en leurs commentaires de Zacharie, sur certaines clôtures et débuts de lemmes correspondant à des milieux de versets du M: après αὐτούς de 9,14, après αὐτῶν de 9,15, après Χαναανῖτιν de 11,7, après Ιουδα en 14,5, après γῆν en 14,9. Or, non seulement Zi ne place d'alinéa en aucun de ces endroits, mais chacun de ces versets est encadré, dans son édition, par des ponctuations plus fortes que celles qui marquent ces endroits. 4. Les péricopes du 6 Ajoutons que Jérôme, que nous avons vu désigner par “capitulum” des unités assez petites du texte, de l'importance d'un lemme, semble désigner ailleurs par ce mot une unité plus ample. C'est le cas en Mi 6,9a dont il dit: “In Hebraico alterius hoc capituli exordium est, apud Septuaginta vero interpretes finis superioris Pour ce qui est de l'hébreu, il est vrai que c'est par 709 87 וְתוּשִׁיָּה Kip? y יִקְרָא Dip que les mss du Caire, d'Alep et Firkovitch commencent une péricope. Parmi les mss de la D, c'est le ms Madrid Univ Centr 31 qui commence ici le chapitre 6 de Michée. Quant au 6, c'est bien par Φωνὴ Κυρίου Ti πόλει ἐπικληθήσεται, Kai σώσει φοβουμένους τὸ ὄνομα αὐτοῦ. que les mss Vaticanus et Barberini achèvent la péricope 5 de Michée. Les mss Vaticanus et Barberini s'accordent pour diviser Michée en 7 péricopes: la pér. 2 commence en 1,10, la pér. 3 en 3,5, la pér. 4 en 4,1, la pér. 5 en 6,1, la pér. 6 en 6,9b et la pér. 7 en 7,7. Cet accord est d'autant plus frappant que ces deux mss appartiennent à deux traditions textuelles nettement différentes, le Vaticanus étant le paradigme du texte alexandrin, alors que le Barberini est nettement antiochien, ce que confirme le fait que la plus grande partie de son texte sert de lemmes à un commentaire de Théodoret. Mais leur accord s'étend plus largement. Tous deux divisent Jonas en 3 péricopes, la pér. 2 commençant en 2,1 et la pér. 3 en 3,1. Ils divisent Habaquq en 4 péricopes, la pér. 2 commençant en 1,5, la pér. 3 en 2,1 et la pér. 4 en 3,1. La disproportion entre la première péricope et les autres rend cette rencontre d'autant plus surprenante. Ajoutons que Jérôme lui aussi voit en 1,1-4 un ‘“exordium” et situe en 1,5 “initium capituli Le ms Vaticanus divise Sophonie en 4 péricopes, la pér. 2 commençant en 1,11, la pér. 3 en 2,5b et la pér. 4 en 3,6. Le ms Barberini mentionne aux mêmes endroits les débuts des pér. 2 et 3, mais omet de mentionner le début d'une 4° péricope. Les mss Vaticanus et Barberini s'accordent pour diviser Zacharie en 18 péricopes: la pér. 2 commence en 1,7, la pér. 3 en 3,1, la pér. 4 en 4,1, la pér. 5 en 5,1, la pér. 6 en 5,5, la pér. 7 en 6,9, la pér. 8 en 7,1, la pér. 9 en 7,8, la pér. 10 en 8,1, la pér. 11 en 8,18, la pér. 12 en 9,1, la pér. 13 en 9,9, la pér. 14 en 11,3, la pér. 15 en 11,15, la pér. 16 en 12,1, la pér. 17 en 13,7 et la pér. 18 en 14,1. Ils divisent Malachie en 6 péricopes, la pér. 2 commençant en 1,6bB, la pér. 3 en 2,1, la pér. 4 en 2,11, la pér. 5 en 3,7, la pér. 6 en 3,20(4,2). Comme on le voit, une étude des péricopes du 6 mériterait que l'on fasse une investigation poussée des principaux manuscrits et apporterait certainement des résultats intéressants. 5. Conclusion Cette brève étude sur les divisions du 6 nous a fourni des tests qui suffisent à montrer que la division en chapitres issue de la Vulgate médiévale et celle en versets issue de la Bible hébraïque ont exercé sur l'édition de la Bible grecque une influence malheureuse. Il est certes utile de mentionner la numérotation en chapitres et versets, comme un système de concordance permettant de référer la Bible grecque à ses sœurs. Mais, même si, pour éviter des confusions, on s'abstient de donner aux divisions de la Bible grecque une numérotation propre, il faut que les éditeurs de la traduction grecque de l'Ancien Testament étudient à fond les manuscrits de ce texte et la structure des commentaires qui en ont été faits pour pouvoir libérer la “Septante” de l'autorité usurpée ques les Bibles hébraïque et latine ont exercée sur sa mise en pages et sa ponctuation.