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Jos 4,10
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qui lui semble d'ailleurs alourdir inutilement la narration. Cette consigne d'omission se
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retrouve jusqu’en Cent, avec les mêmes motivations, et BH3 la présente comme pro-
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bable.
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L'absence de cette phrase dans le *G ne peut s'expliquer par un accident
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textuel. S'il y a eu omission, ce fut vraisemblablement pour les motifs mis en avant par
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Houbigant. On sait en effet que le *G est trés soucieux d'éviter tout ce qui semblerait
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contradictoire dans l'Ecriture. S'il y a eu ajoute de la part du "M, ou avant la diver-
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gence des traditions textuelles, c'est vraisemblablement pour présenter Josué comme
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un simple chaînon de transmission des ordres reçus du Seigneur par Moïse, dans l'es-
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prit du début du traité Abot : "Moise a recu la Torah sur le Sinai et l'a transmise à
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Josué, et Josué aux anciens etc.". En un cas comme dans l'autre, il s'agit d'une initia-
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tive littéraire.
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Quant à la V, elle a habilement résumé cette phrase et la précédente.
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5,14 לא [B] M V ד // usu et assim 13b.14b : mG S i?
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Lilienthal (149), ayant trouvé 1? dans un ms de Kônigsberg, a adopté cette
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lecon, car il juge la négation du *M moins apte à répondre à une question disjonctive.
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Cette correction a eu assez peu de succès. Pourtant, Cent et NEB l'ont adoptée.
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De fait, la formule "et il lui dit" est bien plus usitée que "et il dit : non".
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Ici, une leçon "et il lui dit" peut, de plus, assimiler à cette même expression qui ap-
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parait aux vss 13b et 14b. Cette situation explique que de nombreux mss du *M de
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faible autorité lisent ici 17 et que les allusions du Talmud de Babylone (Erub.63b,
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Meg.3a, Sanh.44b) semblent se fonder, elles aussi, sur cette lecture. Notons pourtant
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qu'aucun qeré de bonne tradition ne propose ici de lire 17, ainsi que le montre la non-
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inclusion de notre cas dans la liste des 15 ketib לא à qeré i? donnée par la Okhla
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(Frensdorff 5 105=Diaz Esteban 8 88). Le fait que לא soit ici séparé de ולאמר par l'ac-
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cent legarméh confirme son interprétation en négation, interprétation qui s'imposait
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déjà à la ἣν ("nequaquam"), se séparant sur ce point de la Vet Lat ("ei"", selon le ms
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de Lyon).
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La leçon לא donne ici plus de relief 8 la théophanie, l'ange refusant de se
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laisser inclure dans le dilemme proposé par Josué. Le début d'un discours par 72 לא
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(=Non ! mais...) a de bons parallèles en Gn 19,2; 1 S 8,19; 12,12.
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6,18 cor aTnna [ C] G // assim-ctext : M V S T arn
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Reuchlin (192) traduit ici ce verbe par un passif ("ne excomunicemini").
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Luther le suit ("das yhr euch nicht verbannet"). Ces valeurs passive ou réflexive
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conviennent mal à un hifil. Abravanel y voit le sens de "rendre anathéme", le com-
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plément d'objet étant explicité ensuite en לשראל לחרם mnn את anne. En ce cas,
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c'est un doublet ambigu et inutile. Mieux vaut comprendre avec de Dieu : "(de peur
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que) vous ne proclamiez un anathéme (puis que vous ne vous appropriiez une part de
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l'anathéme et ne rendiez ainsi anathéme le camp d'Israél)."" On aurait là le sens originel
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