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Is 8,13-14 plaçaient dans une politique d'alliance régionale leur espérance de résister à l'expan- sion assyrienne. Il est évident que des oracles comme ceux de 7,18-20 ou bien le nom de Prompt-Butin-Proche-Pillage donné par Isaïe à son fils devaient êfre interprétés par “ce peuple” comme une collusion avec l‘envahisseur assyrien. On devait donc considé- rer les interventions d’Isaïe comme une conspiration en faveur de l’Assyrie. Aussi Isaïe précise-+-il que le danger ne réside pas dans cette prétendue conspiration, mais dans le fait que, si lon ne sanctifie pas le Seigneur, celui-ci, au lieu d'offrir un sûr refuge, deviendra une pierre d‘achoppement pour Israël et Juda. Et il ajoute (vs 18) que, loin d'être les agents d'une conspiration, lui et les enfants que le Seigneur lui a donnés sont (par leurs noms) des signes et des présages en Israël, de la part du Seigneur Sabaôt qui réside sur le mont Sion. 8,21 בָּהּ [B] M Sym V // expl : T / assim 19 : G / incert : 1Q-aS Options de nos traductions : RSV (“through the land“) et TOB (“le pays”) notent qu'elles explicitent le mot “pays” qui n'est pas dans le *M, J (“dans le pays”) et RL (“im Lande”) explicitent de même, sans note. NEB traduit par “over them Brockington précisant que cela suppose une vocali- sation בָּהּ Origines des corrections : Déjà Véfet ben Ely et Radaq explicitaient le mot “pays” dans leurs commen- taires. Parmi les traducteurs du XVIe siècle, ce mot a été explicité (avec ou sans indi- cation de son caractère adventice) par Pagnini, Vatable, Münster, Calvin, Châteillon, Ge, Tremellius, Pasteurs. La conjecture de NEB remonte, à travers Driver (Isaianic 45), à Ginsberg (Al- lusion). Les témoins anciens : 1Q-a, identique au *M, était-il lu comme suffixe masculin ou féminin La même incertitude plane sur la graphie de la *S, quoique le point diacritique du ms Ambrosianus, la vocalisation de Sionita et l'apparat de Diettrich s'accordent sur son interprétation en féminin. Ephrem explicite lui aussi l’antécédent “pays”, comme le fait le *T. La *V (per eam) appuie clairement le *M. Sym traduit ἐξ αὐτοῦ Comme l'indique le contexte en lequel il est cité par Pro- cope, ce pronom a pour antécédent la Loi (en hébreu féminin, mais en grec masculin). Sym a donc lu le *M. Le fait qu'il l'ait traduit par un masculin est une exigence pure- ment translationnelle. Comme NEB le fera, le *G faisait déjà de 1711 נִקְשֶׁה וְרָעֵב 2 le sujet du verbe. En ces con- ditions, sa traduction de בָּהּ par ἐφ' ὑμᾶς (comme la mise à la 2e pers. du pl. de trois verbes de ce vs) est une assimilation au suffixe et au verbe à la 2e pers. du pl. de 8,19. 59