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For God so loved the world that he gave his only begotten Son,
that whoever believes in him should not perish but have eternal life. John 3:16
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# Barthélemy — Critique textuelle de l'Ancien Testament — Volume 3

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Barberini achève par k\pw un alinéa qui a commencé au début du vs 4, et par ἐν
ἐκκλησίᾳ il en commence un autre qui se terminera à la fin du vs 8. De même, Cyrille
d'Alexandrie, Théodore de Mopsueste et Théodoret s'accordent pour achever un lemme
par κλήρῳ et pour commencer le suivant par ἐν ἐκκλησίᾳ Le 6 a donc bien compris:
“Dans l'assemblée du Seigneur ne versez pas de larmes”, alors que, pour le M,
l'assemblée du Seigneur est le rassemblement où a lieu la répartition des lots.
Concluons de ces exemples que la syntaxe naturelle du 6 est bien plus enchaînée
que nos éditions actuelles ne la laissent paraître. L'édition princeps du 𝔊 dans la
polyglotte d'Alcala a su respecter assez souvent la ponctuation des manuscrits grecs
dont elle faisait usage, alors que les éditions suivantes ont été de plus en plus portées à
fragmenter le texte selon les divisions en verset que Pagnini avait importées, à partir de
l'hébreu, dans sa traduction latine de 1527. Or, la fragmentation des versets de l'hébreu
a un motif qui ne s'impose nullement au grec. Ces arrêts de lecture sont imposés par la
nécessité de ne pas surcharger la mémoire du targumiste qui (en principe) doit
improviser son targum sur la base de l'hébreu qu'il vient d'entendre lire. Transférer ces
coupures dans le grec le fragmente inutilement, et souvent à contre-sens. Mieux vaudrait
reconnaître une bonne fois que le verset n'est pas une division naturelle du texte de la
Bible grecque. Donnons ici un rapide aperçu sur la manière dont on peut accéder aux
plus petites unités textuelles du 6.
2. Les petites unités du 6
Après avoir relevé un certain nombre de cas où Zi défigure, en les fractionnant
selon le M, des textes continus du 6, citons, à titre d'exemple, deux cas où les
commentateurs du 6 auraient pu l'aider à donner plus de relief à son texte en évitant des
absences de ponctuations ou de fausses ponctuations. Prenons ces deux exemples en Mi
2,8-11.
a) En Mi 2,8 Zi ponctue: καὶ ἔμπροσθεν à λαός pou εἰς ἔχθραν ἀντέστη·
κατέναντι Tfs εἰρήνης αὐτοῦ Tv δορὰν αὐτοῦ ἐξέδειραν, τοῦ ἀφελέσθαι ἐλπίδα
συντριμμὸν πολέμου. Or les mss Vaticanus et Barberini, ainsi que Théodore de
Mopsueste, Jérôme, Cyrille d'Alexandrie et Théodoret n'ont pas de division après
ἀντέστη· mais en ont une après αὐτοῦ (1°) où Théodore de Mopsueste, Cyrille
d'Alexandrie et Théodoret achèvent un lemme. Le sens est alors: “Et auparavant mon
peuple s'est opposé avec hostilité à sa paix. On l'a dépouïillé de sa peau en lui retirant
l'espérance, l'anéantissement de la guerre”. Nous avons traduit le M de ce vs en CT3
736,50-52.
b) En Mi 2,10-1 1a Zi ponctue: ἀνάστηθι Kai πορεύου ὅτι οὐκ ἔστι σοι αὕτη À
ἀνάπαυσις ἕνεκεν ἀκαθαρσίας διεφθάρητε φθορᾷ κατεδιώχθητε οὐδενὸς διώκοντος
Or les témoins grecs considèrent ‘Ἕνεκεν ἀκαθαρσίας διεφθάρητε φθορᾷ comme un
ensemble, le ms Vaticanus (plaçant un point après φθορᾷ et rien après ἀκαθαρσίας le
ms Barberini (plaçant un point après ἀνάπαυσις et rien après ἀκαθαρσίας Jérôme et
Cyrille d'Alexandrie (faisant tous deux de cet ensemble un lemme) et Théodore de
Mopsueste (comprenant: “du fait que vous avez vécu dans une grande impureté, vous
serez livrés à être détruits par vos ennemis”). Nous avons traité du M en CT3 738,42.
3. Les alinéas dans une édition du 5
Il vaudrait mieux aborder la ponctuation du 6 à partir de la lecture qu'en font ses
commentateurs. Du fait que ceux-ci s'accordent souvent entre eux dans la division de
leurs lemmes, il pourrait être opportun que la mise en pages du 6 en alinéas tienne
compte de ces accords, quitte à devoir changer d'alinéa au sein de -ce que l'hébreu
considère comme un même verset. Prenons trois exemples en Zacharie.
a) Za 3,5. Selon le M, la phrase “et l'ange du Seigneur se tenait 1à” constitue la
fin du vs 5. C'est probablement pour ce motif que Zi fait précéder cette phrase d'une
virgule et la fait suivre par un point. Notons cependant que le ms Vaticanus place un
point avant ces mots, mais aucun après. Or Didyme, Cyrille d'Alexandrie, Théodore de
Mopsueste et le commentateur anonyme du ms Barberini s'accordent pour donner tous
un lemme commençant par ces mots et incluant les vss 6 et 7.
b) Za 9,2. Le M place 72 >23 וְגַםחֲמָת au début du vs 2. Toujours par fidélité à
lui, Zi place un point avant καὶ Eua ἐν τοῖς ὁρίοις αὐτῆς· et une simple virgule après.

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cxxiv Les divisions du 6
Or Didyme, Théodore de Mopsueste, Théodoret et le commentateur du ms Barberini
s'accordent pour achever par cette phrase le premier lemme du chapitre 9 et donc pour
commencer par Τύπος le second lemme.
c) Les deux exégètes d'Alexandrie, Didyme et Cyrille s'accordent, en leurs
commentaires de Zacharie, sur certaines clôtures et débuts de lemmes correspondant à
des milieux de versets du M: après αὐτούς de 9,14, après αὐτῶν de 9,15, après
Χαναανῖτιν de 11,7, après Ιουδα en 14,5, après γῆν en 14,9. Or, non seulement Zi ne
place d'alinéa en aucun de ces endroits, mais chacun de ces versets est encadré, dans
son édition, par des ponctuations plus fortes que celles qui marquent ces endroits.
4. Les péricopes du 6
Ajoutons que Jérôme, que nous avons vu désigner par “capitulum” des unités
assez petites du texte, de l'importance d'un lemme, semble désigner ailleurs par ce mot
une unité plus ample. C'est le cas en Mi 6,9a dont il dit: “In Hebraico alterius hoc
capituli exordium est, apud Septuaginta vero interpretes finis superioris Pour ce qui
est de l'hébreu, il est vrai que c'est par 709 87 וְתוּשִׁיָּה Kip? y יִקְרָא Dip que les mss
du Caire, d'Alep et Firkovitch commencent une péricope. Parmi les mss de la D, c'est le
ms Madrid Univ Centr 31 qui commence ici le chapitre 6 de Michée. Quant au 6, c'est
bien par Φωνὴ Κυρίου Ti πόλει ἐπικληθήσεται, Kai σώσει φοβουμένους τὸ ὄνομα
αὐτοῦ. que les mss Vaticanus et Barberini achèvent la péricope 5 de Michée.
Les mss Vaticanus et Barberini s'accordent pour diviser Michée en 7 péricopes:
la pér. 2 commence en 1,10, la pér. 3 en 3,5, la pér. 4 en 4,1, la pér. 5 en 6,1, la pér. 6
en 6,9b et la pér. 7 en 7,7. Cet accord est d'autant plus frappant que ces deux mss
appartiennent à deux traditions textuelles nettement différentes, le Vaticanus étant le
paradigme du texte alexandrin, alors que le Barberini est nettement antiochien, ce que
confirme le fait que la plus grande partie de son texte sert de lemmes à un commentaire
de Théodoret.
Mais leur accord s'étend plus largement. Tous deux divisent Jonas en 3
péricopes, la pér. 2 commençant en 2,1 et la pér. 3 en 3,1. Ils divisent Habaquq en 4
péricopes, la pér. 2 commençant en 1,5, la pér. 3 en 2,1 et la pér. 4 en 3,1. La
disproportion entre la première péricope et les autres rend cette rencontre d'autant plus
surprenante. Ajoutons que Jérôme lui aussi voit en 1,1-4 un ‘“exordium” et situe en 1,5
“initium capituli
Le ms Vaticanus divise Sophonie en 4 péricopes, la pér. 2 commençant en 1,11,
la pér. 3 en 2,5b et la pér. 4 en 3,6. Le ms Barberini mentionne aux mêmes endroits les
débuts des pér. 2 et 3, mais omet de mentionner le début d'une 4° péricope.
Les mss Vaticanus et Barberini s'accordent pour diviser Zacharie en 18
péricopes: la pér. 2 commence en 1,7, la pér. 3 en 3,1, la pér. 4 en 4,1, la pér. 5 en
5,1, la pér. 6 en 5,5, la pér. 7 en 6,9, la pér. 8 en 7,1, la pér. 9 en 7,8, la pér. 10 en
8,1, la pér. 11 en 8,18, la pér. 12 en 9,1, la pér. 13 en 9,9, la pér. 14 en 11,3, la pér.
15 en 11,15, la pér. 16 en 12,1, la pér. 17 en 13,7 et la pér. 18 en 14,1. Ils divisent
Malachie en 6 péricopes, la pér. 2 commençant en 1,6bB, la pér. 3 en 2,1, la pér. 4 en
2,11, la pér. 5 en 3,7, la pér. 6 en 3,20(4,2).
Comme on le voit, une étude des péricopes du 6 mériterait que l'on fasse une
investigation poussée des principaux manuscrits et apporterait certainement des résultats
intéressants.
5. Conclusion
Cette brève étude sur les divisions du 6 nous a fourni des tests qui suffisent à
montrer que la division en chapitres issue de la Vulgate médiévale et celle en versets
issue de la Bible hébraïque ont exercé sur l'édition de la Bible grecque une influence
malheureuse. Il est certes utile de mentionner la numérotation en chapitres et versets,
comme un système de concordance permettant de référer la Bible grecque à ses sœurs.
Mais, même si, pour éviter des confusions, on s'abstient de donner aux divisions de la
Bible grecque une numérotation propre, il faut que les éditeurs de la traduction grecque
de l'Ancien Testament étudient à fond les manuscrits de ce texte et la structure des
commentaires qui en ont été faits pour pouvoir libérer la “Septante” de l'autorité usurpée
ques les Bibles hébraïque et latine ont exercée sur sa mise en pages et sa ponctuation.

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II. COMMENT AMÉLIORER LE TEXTE DE ZIEGLER
La quasi-totalité des critiques que nous avons formulées sur la ponctuation de
l'édition de Ziegler devraient être reportées sur celle de Rahlfs. Mieux vaudrait se
contenter de regretter que Ziegler ait suivi trop docilement les choix souvent non fondés
et parfois erronés de Rahlfs. Il est frappant de constater que cette influence excessive de
l'édition de Rahlfs s'est exercée parfois aussi sur les choix textuels de Ziegler éditeur.
Alors que son apparat critique offrait cependant de réelles possibilités de critiquer
certains choix de Rabhlfs, Ziegler a souvent laissé ces possibilités inexploitées{2 Avant
de discuter de ce point, commençons par montrer l'apport précieux que constituent pour
l'établissement du texte du G certains témoins que Ziegler ne connaissait pas, ou bien
qu'il n'a pas mentionnés.
A. Témoins du 6 d'Ézéchiel nouveaux ou inexploités par Ziegler.
Lorsque Ziegler publiait ses éditions d'Ézéchiel (1952) et de Daniel (1954),
seulement les parties du papyrus 967 conservées dans les collections Chester Beatty et
John H. Scheide avaient été publiées. De 1968 à 1977 les parties conservées à Cologne,
Madrid et Barcelone sont venues s'y ajouter. En 1977, Detlef Fraenkel a enrichi une
réédition d'Ézéchiel par un supplément intégrant ces nouvelles données. Nous
voudrions montrer par quelques exemples que les choix textuels de l'édition du 6
d'Ézéchiel mériteraient d'être assez souvent modifiés grâce à ce nouvel éclairage apporté
à l'histoire du texte de ce livre. Comme nous le verrons, ce témoin nouveau nous
permettra aussi de mettre mieux en valeur l'apport d'un autre témoin trop peu utilisé par
la critique contemporaine: la polyglotte d'Alcala, édition princeps du 6.
1. Le papyrus 967
a) Éz 40,9. En CT3 318,11-19 une étude de la mise en pages du ms Vaticanus
nous a montré que c'est vraisemblablement en lui qu'a eu lieu, à l'occasion de
l'achèvement d'une colonne la chute par homéotéleuton de rs mÜAns Éower Loov Tà
Ka\apiw kal SLEpLÉTpnoE Td aLAai Jusqu'ici le ms Alexandrinus (et des minuscules
dépendant de lui) semblait être le seul témoin grec important qui ne soit pas tributaire de
cet accident. La partie de Madrid de 967 vient maintenant confirmer ce témoignage de
l'Alexandrinus et la convergence de ces deux témoignages se trouve encore renforcée
par celui du ms de St-Gall430 de la Vetus Latina qui atteste: “porte interius æqualem
arundini et mensuram fecit ælam” (alors que le palimpseste de Würzburg#3 est encore
plus gravement mutilé que le Vaticanus). Aucune des éditions du 6 (en dehors de celle
de Grabe qui entend reproduire le ms Alexandrinus) n'a, jusqu'ici, réparé cet
homéotéleuton.
b) Éz 40,14. En CT3 322,11-17 nous avons montré comment 967 (Madrid),
avec son abréviation K, nous permet de comprendre comment (en conséquence d'une
déformation, deux mots auparavant, de éEñkovta en EwBev) on est passé de
l'explicitation authentique en Kai (attestée encore par la recension origénienne et par
Jérôme) à une fausse explicitation en elkoor Ici encore, il faudrait corriger le texte du G.
c) Éz 40,31. En CT3 332,35-37 nous avons noté le précieux appui que 967
(Madrid) apporte aux deux seuls anciens témoins connus jusqu'ici (le Vaticanus et le
palimpseste de Würzburg) de la leçon Toù aurai (au lieu de Kai at\apyiw que Rahlfs (=
Ra), puis Ziegler (= Zi) avaient préférée). Ajoutons qu'en réalité tous trois offrent la
leçon Toû a ap au lieu de Kai at \appw8 kükAw pros TÉLTE Kai Elkoot mixeur Kai
TAGTOS TÉVTE mixEu Kai atapw des autres témoins. Or Ra (suivi par Zi) n'est pas
logique lorsqu'il suit nos trois témoins pour omettre les 12 premiers mots de cette lon-
gue leçon (voyant là, à juste titre, un ajout recensionnel fondé sur le M), puis les quitte
pour préférer les deux derniers mots de cette leçon (dont il vient de refuser le début)
sans se rendre compte qu'eux aussi sont issus d'une recension de Toÿ a Aa sur le M.
429 Dans mon compte-rendu de son édition d'Ézéchiel (RB 60, 1953, 609 = Études 36) j'avais critiqué,
à partir de son apparat critique, un certain nombre de choix de Ziegler concernant des transcriptions de
toponymes. Mais je ne m'étais pas rendu compte que presque toutes ces transcriptions — selon moi,
critiquables —avaient été empruntées à Rabifs.
430 Dold, 248.
431 Ranke, 109.

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CXXVI Le papyrus 967
d) Éz 40,39. En CT3 334, note 1157, nous avons montré l'intérêt du pluriel
ἐκρύσεις que 967 (Madrid) donne au lieu de la graphie ἔκρυσις du Vaticanus Comme
Field l'a très finement noté, ce pluriel était déjà attesté par le ms Marchalianus“32 et il
vise à traduire ni] au sens de “émissions d'eau” (553 שִׁלְחוֹת comme l'interprète
la Syrohexaplaire), ce que Field rapproche du toponyme bien connu n>ÿ. A joutons que
la polyglotte d'Alcala (= Cpl) attestait déjà ce pluriel.
e) Éz 42,10. En CT3 368, note 1243, nous avons noté que 967 (Madrid), par sa
leçon al καὶ κατὰ πρὸς νότον κατὰ πρόσωπον (pour 57 DIPT 711 du M) nous aide à
reconnaître la présence d'un doublet en καὶ τὰ πρὸς νότον κατὰ πρόσωπον τοῦ νότου
κατὰ πρόσωπον de Ra (et Zi).
f) Éz 44,28. Ici c'est une rencontre entre 967 (Cologne) et Cpl qui nous a
amenés, en CT3 392,23-34, à déceler dans le texte choisi par Zi (et déjà Ra) deux
assimilations au EN.
! g) Éz 45,8. Ici Zi (comme Ra) suit le Vaticanus avec οἱ ἀφηγούμενοι To
Ἰσραὴλ τὸν λαόν Lou pour le M: "32"n8 “אֶת־עַמִּי En CT3 397,17-20, ayant noté que le
palimpseste de Würzburg porte seulement “duces Istrahel nous avons trouvé 967
(Cologne) et Cpl attestant: οἱ ἀφηγούμενοι Tdv λαόν μου ce qui permet de reconnaître
une conflation dans la leçon du Vaticanus et de la majorité des témoins.
h) Éz 47,17. En CT3 421,20-30 la réparation d'un homéotéleuton ayant atteint
tous les autres témoins du 6 nous a été rendue possible par 967 (Cologne).
Ces quelques exemples choisis parmi des difficultés qui avaient été soumises au
comité montrent que la découverte du papyrus 967 imposerait à un nouvel éditeur du 6
une révision complète des choix textuels de Ziegler.
2. Relations entre le papyrus 967 et la polyglotte d'Alcala.
Nous avons eu l'occasion, en ce volume, de relever des relations étroites entre le
papyrus 967 et le texte donné par la polyglotte d'Alcala, édition princeps de la Bible
grecque. Nous venons de mentionner trois de ces cas (Ëz 40,39, 44,28 et 45,8). En
voici trois autres.
a) Éz 40,43. Comme nous l'avons mentionné en CT3 336, note 1165, la seule
γεῖσος mot qui réapparaît en Éz 43,13.17 pour 13, en 1R 7 9 pour גְּבוּל et en Jr
52,22 (3 fois) pour ni. Cpl (que Zi ne mentionne pas ici) portait en Éz 40,43: Kai
(...) κυμάτιον mot qui ne réapparaît dans le 6 qu'en Ex 25,11.24.25 pour "1. Or ici
967 (Madrid) porte lui aussi cette leçon, sans que les apparats critiques de Fernändez
Galiano et de D. Fraenkel ne relèvent la relation exclusive avec Cpl.
b) Éz 42,2. En CT3 364, note 1234 nous avons noté que 967 (Madrid) et Cpl
sont seuls à donner la leçon πήχεων au lieu de mi πήχεις de tous les témoins connus 40 parZi.
45
c) Éz 42,3. En CT3 352, note 1204 nous avons remarqué une autre relation
exclusive entre 967 (Madrid) et Cpl comme témoins de la leçon κατὰ στίχον (au lieu de
ἐστιχισμέναι) pour פְּאֵר du M.
Ayant été intrigué par ces relations exclusives entre le papyrus 967 et l'édition
princeps du 6, j'ai voulu élargir cette investigation dont voici les résultats essentiels433.
De 40,42af jusqu'à la fin du chapitre 46 on peut relever 215 leçons pour
lesquelles 967 n'a l'appui d'aucun autre manuscrit attesté par l'apparat critique de Zi.
Or, parmi elles, 130 se retrouvent exactement (=) en Cpl, 8 s'y retrouvent à peu près 50 (+) et 77 n'y figurent pas (≠
432 Leçon que Ziegler n'a pas notée, croyant avoir affaire à un simple glissement graphique.
433 Pour une présentation plus schématique de ces résultats, voir Barthélemy, Relations.

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2a. Classsification des 215 leçons{34
2.a.i. Leçons quantitatives
96 de ces leçons peuvent être considérées comme quantitatives, c'est-à-dire
qu'elles consistent en des ‘plus’ ou des ‘moins’ non attestés par les Mss#35. Elles se
subdivisent de la manière suivante:
a) sur 10 cas où 967 donne seulement κύριος comme nom divin, alors que les
Mss en ajoutent d'autres,
— 8 ≠ Cpl:
a) en 43,18a: λέγει κύριος 4 +0 es Cpl et rel.[1]
b) en 44,12b: λέ γει κύριος Z + κύριος Cpl et rel.[2]
c) en 44,15d: λέγει κύριος ≠ + κύριος Cpl et rel.[3]
d) en 45,9c: λέγει κύριος 4 +d θεός Cpl et rel.[4]
e) en 45,15c: λέγει κύριος Æ+0 θεός Cplet rel.[5]
f) en 45,18a: λέγει κύριος ≠ +0 θεός Cpl et rel.[6]
g) en 46,1a: λέγει κύριος 4 +6 θεός Cpl et rel.[7]
h).en 46,16a: λέγει κύριος ≠ +6 θεός Cpl et rel.[8]
— 2= Cpl
a) en 44,9a: λέγει κύριος Æ κύριος d θεός vel κύριος κύριος vel αδωναι κύριος rel.[9]
b) en 44,27b: λέγει κύριος ≠ κύριος d θεός vel αδωναι κύριος rel.[10]
B) sur 7 ‘moins’ de préfixes,
— 1 4 Cpl
en 46,12a: ‘ἡγούμενος 967 4 ἀφηγούμενος Cpl et rel.[11]
— 1 +Cpl
en 44,24a: κρίνειν 967 + κρῖσιν Cpl ≠ διακρίνειν vel διακρῖναι rel.[12]
— 5 = Cpl
a) en 40,42b: θήσουσι ≠ ἐπιθήσουσι rel.[13]
b) en 41,9: λοιπά ≠ ἀπόλοιπα vel ὑπόλοιπα rel.[14]
c) en 46,8: ἡγούμενον ≠ ἀφηγούμενον rel.[15]
d) en 46,17b: ἡγουμένῳ ≠ ἀφηγουμένῳ rel.[16]
e) en 46,18b: ἡγούμενος ≠ ἀφηγούμενος rel.[17]
y) sur 4 ‘moins’ haplographiques de plusieurs mots,
—3 4 Cpl
a) en 44,1la: omet ≠ (λειτουργοῦντες) θυρωροὶ ἐπὶ τῶν πυλῶν τοῦ οἴκου Kai
λειτουργοῦντες Cpl et + rel.[18]
b) en 45,1: omet ≠ (ἅγιον) ἀπὸ Tfs γῆς πέντε Kai εἴκοσι χιλιάδας μῆκος Kal εὖρος
εἴκοσι χιλιάδας· ἅγιον + rel. et + Cpl[19]
c) en 46,9b: omet ≠ κατὰ Tv 6601 Ts πύλης TS πρὸς νότον Kai 6 εἰσπορευόμενος
(κατὰ Tv ὁδὸν Tfs πύλης Ts πρὸς νότον) Cpl et + rel.[20]
— 1 = Cpl
en 46,10: omettent ≠ (αὐτοὺς) εἰσελεύσεται μετ’ αὐτῶν καὶ ἐν τῷ ἐκπορεύεσθαι
αὐτοὺς + rel.[21]
434 Lorsqu'un même vs contient plusieurs de ces leçons, elles y seront spécifiées par des lettres selon
leur ordre d'occurrence en ce vs.
435 Nous désignons ainsi l'ensemble des mss grecs mentionnés dans l'apparat de Zi.
