# Barthélemy — Critique textuelle de l'Ancien Testament — Volume 3


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    Les divisions du ll3                                                                      cxxiii
       Barberini acheve par KA.TJp<;> un alinea qui a commence au debut du vs 4, et par iv
                                                                                                           L
                                                                                                           1--,
       EKKA.T]alq. il en comrnence un autre qui se terminera a la fin du vs 8. De meme, Cyrille
       d'Alexandrie, Theodore de Mopsueste et Theodoret s'accordent pour achever un lemme
       par KA.TJP!\l et pour commencer le suivant par EV EKKA.l]alq.. Le 1D a donc bien compris:
5      "Dans l'assemblee du Seigneur ne versez pas de larmes", alors que, pour le m,
       l'assemblee du Seigneur est le rassemblement oii a lieu la repartition des lots.

             Concluons de ces exemples que la syntaxe naturelle du 16 est bien plus enchatnee
       que nos editions actuelles ne la laissent paraftre. L'edition princeps du 1D dans la
10     polyglotte d'Alcala a su respecter assez souvent la ponctuation des manuscrits grecs
       dont eile faisait usage, alors que les editions suivantes ont ete de plus en plus portees a
       fragmenter le texte selon les divisions en verset que Pagnini avait importees, apartir de
       l'hebreu, dans sa traduction latine de 1527. Or, lafragmentation des versets de l'hebreu
       a un motif qui ne s'impose nullement au grec. Ces arrets de lecture sont imposes par la
15     necessite de ne pas surcharger la memoire du targumiste qui (en principe) doit
       improviser son targum sur la base de l'hebreu qu'il vient d'entendre lire. Transferer ces
       coupures dans le grec le fragmente inutilement, et souvent acontre-sens. Mieux vaudrait
       reconnaitre une bonne fois que le verset n'est pas une division naturelle du texte de la
       Bible grecque. Donnons ici un rapide aperyu sur la maniere dont on peut acceder aux
20     plus petites unites textuelles du ID.

           2. Les petites unites du 16
               Apres avoir releve un certain nombre de cas oii Zi defigure, en les fractionnant
       selon le m, des textes continus du 1D, citons, a titre d'exemple, deux cas Oll les
25                                                a                        a
       commentateurs du 1D auraient pu l'aider donner plus de relief son texte en evitant des
       absences de ponctuations ou de fausses ponctuations. Prenons ces deux exemples en Mi
       2,8-11.
               a) En Mi 2,8 Zi ponctue: rnl Ec'µ1rpoaßEv ö X.a6s µou Els l'xßpav dvTfonr
       KaTE"VaVTL Tijs ElpT)Vl]S aurnil TTJV Bopav aurni) E~l8npav TOU cicj>EX.foßm n1r(8a
30     auvTpLµµov 1roX.tfµou. Or les mss Vaticanus et Barberini, ainsi que Theodore de
       Mopsueste, Jerome, Cyrille d'Alexandrie et Theodoret n'ont pas de division apres
       dvTEUTTJ mais en ont une apres auToil (1") Oll Theodore de Mopsueste, Cyrille
       d'Alexandrie et Theodoret achevent un lemme. Le sens est alors: "Et auparavant mon
       peuple s'est oppose avec hostilite a sa paix. On l'a depouille de sa peau en lui retirant
35     l'esperance, l'aneantissement de la guerre". Nous avons traduit le m de ce vs en CT3
       736,50-52.
               b) En Mi 2, 10-11 a Zi ponctue: dvaaTT]OL rnl ,ropEimu, ÖTL ouK fon aoL aÜTTJ TJ
       a.va,raums EVEKEV ciKaßapatas. 8LEc/>ßapTJTE c/>ßop(i, KaTE8Lwx81]TE ou&vos &WKOVTOS"
       Or les temoins grecs considerent "EvEKEV ciKaßapalas BlEc/>06.pl]TE cj>ßopq. comme un
40     ensemble, le ms Vaticanus (playant un point apres cj>ßopq. et rien apres ciKaßapofos ), le
       ms Barberini (playant un point apres dv6.1rauats et rien apres ciKa0apatas ), Jerome et
       Cyrille d'Alexandrie (faisant tous deux de cet ensemble un lemme) et Theodore de
       Mopsueste (comprenant: "du fait que vous avez vecu dans une grande impurete, vous
       serez livres aetre detruits par VOS ennemis"). Nous avons traite du m en CT3 738,42s.
45
           3. Les alineas dans une edition du 16
               Il vaudrait mieux aborder la ponctuation du 16a partir de la lecture qu'enfont ses
        commentateurs. Du fait que ceux-ci s'accordent souvent entre eux dans la division de
        leurs lemmes, il pourrait etre opportun que la mise en pages du 1D eo alineas tienne
50                                         a
        compte de ces accords, quitte devoir changer d'alinea au sein de ce que l'hebreu
        considere comme un meme verset. Prenons trois exemples en Zacharie.
                 a) Za 3,5. Selon le m, la phrase "et l'ange du Seigneur se tenait la" constitue la
        fin du vs 5. C'est probablement pour ce motif que Zi fait preceder cette phrase d'une
        virgule et la fait suivre par un point. Notons cependant que le ms Vaticanus place un
55      point avant ces mots, mais aucun apres. Or Didyme, Cyrille d'Alexandrie, Theodore de
        Mopsueste et le commentateur anonyme du ms Barberini s'accordent pour donner tous
        un lemme commenyant par ces mots et incluant les vss 6 et 7.
                 b) Za 9,2. Le ITT place i;~-',~~1:1 nt;11:ro~1 au debut du vs 2. Toujours par fidelitea
        lui, Zi place un point avant Kal Eµa0 e-v To'is öplots auTijs et une simple virgule apres.



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       Or Didyme, Theodore de Mopsueste, Theodoret et Le commentateur du ms Barberini
       s'accordent pour achever par cette phrase le premier lemme du chapitre 9 et donc pour
       commencer par Tupos- le second lemme.
              c) Les deux exegetes d'Alexandrie, Didyme et Cyrille s'accordent, en leurs
 5     commentaires de Zacharie, sur certaines clötures et debuts de lernmes correspondant a
       des milieux de versets du ITT: apres auTovs- de 9,14, apres auTwv de 9,15, apres
       Xavaav'inv de 11,7, apres lou8a en 14,5, apres yfjv en 14,9. Or, non seulement Zi ne
       place d'alinea en aucun de ces endroits, mais chacun de ces versets est encadre, dans
       son edition, par des ponctuations plus fortes que celles qui marquent ces endroits.
10
             4. Les pericopes du tlj
                 Ajoutons que Jerome, que nous avons vu designer par "capitulum" des unites
       assez petites du texte, de l'importance d'un lemme, semble designer ailleurs par ce mot
       une unite plus ample. C'est le cas en Mi 6,9a dont il dit: "In Hebraico alterius hoc
15     capituli exordium est, apud Septuaginta vero interpretes, finis superioris". Pour ce qui
       est de l'hebreu, il est vrai que c'est par 1~ i1"7' il;tq1n1 ~7P' i'P.7 'i11il'. '?ij? que les mss
       du Caire, d'Alep et Firkovitch cornmencent une pericope. Parmi les mss de la 0, c'est le
       ms Madrid Univ Centr 31 qui cornmence ici le chapitre 6 de Michee. Quant au lfl, c'est
       bien par q,wVT] Kup(ou Tfj 1r6>..n €TTlKAl]0i,aETat Kat awan q,oßouµtvol!s- TO övoµa
20     airrou que les mss Vaticanus et Barberini achevent la pericope 5 de Michee.
               Les mss Vaticanus etBarberini s'accordent pour diviser Michee en 7 pericopes:
       la per. 2 cornmence en 1,10, la per. 3 en 3,5, la per. 4 en 4,1, la per. 5 en 6,1, la per. 6
       en 6,9b et la per. 7 en 7,7. Cet accord est d'autant plus frappant que ces deux mss
       appartiennent a deux traditions textuelles nettement differentes, le Vaticanus etant le
25     paradigme du texte alexandrin, alors que le Barberini est nettement antiochien, ce que
       confirme le fait que 1a plus grande partie de son texte sert de lernmes aun cornmentaire
       de Theodoret.
               Mais leur accord s'etend plus largement. Taus deux divisent Jonas en 3
       pericopes, la per. 2 cornmen1,ant en 2,1 et la per. 3 en 3,1. Ils divisent Habaquq en 4
30     pericopes, la per. 2 commen1,ant en 1,5, la per. 3 en 2,1 et la per. 4 en 3,1. La
       disproportion entre la premiere pericope et les autres rend cette rencontre d'autant plus
       surprenante. Ajoutons que Jerome lui aussi voit en 1,1-4 un "exordium" et situe en 1,5
       "initium capituli".
               Le ms Vaticanus divise Sophonie en 4 pericopes, la per. 2 cornmen1,ant en 1,11,
35     1a per. 3 en 2,5b et la per. 4 en 3,6. Le ms Barberini mentionne aux memes endroits les
       debuts des per. 2 et 3, mais omet de mentionner le debut d'une 4e pericope.
               Les mss Vaticanus et Barberini s'accordent pour diviser Zacharie en 18
       pericopes: la per. 2 cornmence en 1,7, la per. 3 en 3,1, la per. 4 en 4,1, la per. 5 en
       5,1, la per. 6 en 5,5, la per. 7 en 6,9, la per. 8 en 7,1, la per. 9 en 7,8, la per. 10 en
40     8,1, la per. 11 en 8,18, la per. 12 en 9,1, la per. 13 en 9,9, la per. 14 en 11,3, la per.
       15 en 11,15, la per. 16 en 12,1, la per. 17 en 13,7 et la per. 18 en 14,1. Ils divisent
       Malachie en 6 pericopes, la per. 2 cornmen1,ant en l,6bß, la per. 3 en 2,1, la per. 4 en
       2,11, la per. 5 en 3,7, la per. 6 en 3,20(4,2).
               Cornme on le voit, une etude des pericopes du 1B meriterait que l'on fasse une
45     investigation poussee des principaux manuscrits et apporterait certainement des resultats
       interessants.

             5. Conclusion
              Cette breve etude sur les divisions du 1B nous a fourni des tests qui suffisent a
50     montrer que La division en chapitres issue de La VuLgate medievaLe et celle en versets
       issue de la Bible hebrai'que ont exerce sur l'edition de la Bible grecque une influence
       malheureuse. II est certes utile de mentionner la numerotation en chapitres et versets,
       comme un systeme de concordance permettant de referer la Bible grecque a ses sreurs.
       Mais, meme si, pour eviter des confusions, on s'abstient de donner aux divisions de la
55     Bible grecque une numerotation propre, il faut que les editeurs de la traduction grecque
       de l'Ancien Testament etudient a fond les manuscrits de ce texte et la structure des
       commentaires qui en ont ete faits pourpouvoir liberer La "Septante" de l'autorite usurpee
       ques les Bibles hebraique et latine ont exercee sur sa mise en pages et sa ponctuation.



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     Comment ameliorer le texte de Ziegler                                                             CXXV

       II. COMMENT AMELIORER LE TEXTE DE ZIEGLER
                La quasi-totalite des critiques que nous avons formulees sur la ponctuation de
       l'edition de Ziegler devraient etre reportees sur celJe de Rahlfs. Mieux vaudrait se
       contenter de regretter que ZiegJer ait suivi trop docilement les choix souvent non fondes
 5     et parfois errones de Rahlfs. Il est frappant de constater que cette i'tifluence excessive de
       l'edition de Rahlfs s'est exercee parfois aussi sur Jes choix textueJs de ZiegJer editeur.
       Alors que son apparat critique offrait cependant de reelles possibilites de critiquer
       certains choix de Rahlfs, ZiegJer a souvent Jaisse ces possibilites inexpJoitees429 . Avant
       de discuter de ce point, commen~ons par montrer l'apport precieux que constituent pour
10     l'etablissement du texte du lß certains temoins que Ziegler ne connaissait pas, ou bien
       qu'il n'a pas mentionnes.

           A. Temoins du lß d 'Ezechiel nouveaux, ou inexploites par Ziegler.
                Lorsque Ziegler publiait ses editions d'Ezechiel (1952) et de Daniel (1954),
15     seuJement !es parties du papyrus 967 conservees dans !es collections Chester Beatty et
       John H. Scheide avaient ete pubJiees. De 1968 a 1977 les parties conservees a Cologne,
       Madrid et Bqrcelone sont venues s'y ajouter. En 1977, Detlef FraenkeJ a emichi une
       reedition d'EzechieJ par un supplement integrant ces nouvelles donnees. Nous
       vo,udrions montrer par queJques exemples que Jes choix textueJs de l'edition du lß
20     d'Ezechiel meriteraient d'etre assez souvent modifies grace ace nouvel eclairage apporte
       a l'histoire du texte de ce livre. Comme nous le verrons, ce temoin nouveau nous
       permettra aussi de mettre mieux en valeur l'apport d'un autre temoin trop peu utilise par
       la critique contemporaine: la polyglotte d'Alcala, edition princeps du lß.

25          1. Le aapyrus 967
                a) Ez 40,9. En CT3 318,11-19 une etude de Ja mise en pages du ms Vaticanus
       nous a montre que c'est vraisemblablement en lui qu'a eu lieu, a l'occasion de
       l'achevement d'une colonne Ja chute par homeoteleuton de Tijs- TTllAlJ5" fow0Ev 'laov T(i\
       KaAaµ4> rnl 8LEµETpl]UE TO aLAaµ. Jusqu'ici le ms Alexandrinus (et des minuscules
30     dependant de lui) semblait etre le seul temoin grec irnportant qui ne soit pas tributaire de
       cet accident. La partie de Madrid de 967 vient maintenant confirmer ce temoignage de
       l'Alexandrinus et Ja convergence de ces deux temoignages se trouve encore renforcee
       par ceJui du ms de St-Gall430 de Ja Vetus Latina qui atteste: "porte interius requalem
       arundini et mensuram fecit reJam" (alors que le palirnpseste de Würzburg431 est encore
35     plus gravement mutile que Je Vaticanus). Aucune des editions du lß (en dehors de celle
       de Grabe qui entend reproduire le ms Alexandrinus) n'a, jusqu'ici, repare cet
       homeoteleuton.
                b) Ez 40,14. En CT3 322,11-17 nous avons montre comment 967 (Madrid),
       avec son abreviation K, nous permet de comprendre comment (en consequence d'une
40     deformation, deux mots auparavant, de e-b\KovTa en E':~w0Ev) on est passe de
       l'explicitation authentique en Kat (attestee encore par Ja recension origenienne et par
       Jeröme) aJ!Ile fausse explicitation en E'lKoaL. Ici encore, il faudrait corrigerle texte du©.
                 c) Ez 40,31. En CT3 332,35-37 nous avons note Je precieux appui que 967
       (Madrid) apporte aux deux seuls anciens temoins connus jusqu'ici (le Vaticanus et Je
45     palimpseste de Würzburg) de Ja Je~on Toil m>..aµ (au Heu de Kal m>..aµµw que Rahlfs (=
       Ra), puis Ziegler (= Zi) avaient preferee). Ajoutons qu'en realite tous trois offrent la
       le~on Toil m>..aµ au Iieu de rn\. m>..aµµw0 KllKAf.\l µfjKos- TIEVTE rnl E'lKoaL TTT]XEWV Kal
       1r>..chos- TIEVTE ITTJXEWV Kal m>..aµµw des autres temoins. Or Ra (suivi par Zi) n'est pas
       logique lorsqu'il suit nos trois temoins pour omettre les 12 premiers mots de cette lon-
50     gue le~on (voyant Ja, a juste titre, un ajout recensionneJ fonde sur le ffi), puis [es quitte              1




       pour preferer Jes deux derniers mots de cette le~on (dont il vient de refuser le debut)                    1_.

       sans se rendre compte qu'eux aussi sont issus d'une recension de Toil m>..aµ sur Je m.                     1




        429 Dans mon compte-rendu de son edition d'Ezechiel (RB 60, 1953, 609 ~ Etudes 36) j'avais critique,
        apartir de son apparat critique, un certain nombre de choix de Ziegler concernant des transcriptions de
        toponymes. Mais je ne m'etais pas rendu compte que presque toutes ces transcriptions - selon moi,
        critiquables -avaient ete empruntees aRahlfs.
        430 Dold, 248.
        431 Ranke, 109.



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               d) Ez 40,39. En CT3 334, note 1157, nous avons montre l'interet du pluriel
       EKpuans que 967 (Madrid) donne au lieu de la graphie E'Kpvats du Vaticanus. Comme
       Field l'a tres finement note, ce pluriel etait deja atteste par le ms Marchalianus4 32 et il
       vise a traduire nillJ~ au sens de "ernissions d'eau" ( r<.,,:;;i~ ~ . comme l'interprete
 5     la Syrohexaplaire), ce que Field rapproche du toponyme bien connu f'!?~. Ajoutons que
       la polyglot!e d'Alcala (= Cpl) attestait deja ce pluriel.
               e) Ez 42,10. En CT3 368, note 1243, nous avons note que 967 (Madrid), par sa
       le~on rnl KaTa. rrpos vornv rnTa. rrp6awrrov (pour ')~-';,~ tJ'"JP.tT 711 du ITT) nous aide a
       reconnaitre la presence d'un doublet en Kal Ta rrpos v6rnv KaTa. rrp6awrrov Tou voTov
10     KaTa. rrp6a9-1rrov de Ra (et Zi).
               f) Ez 44,28. Ici c'est une rencontre entre 967 (Cologne) et Cpl qui nous a
       amenes, en CT3 392,23-34, a deceler dans le texte choisi par Zi (et deja Ra) deux
       assimilations au m.
               g) Ez 45,8. Ici Zi (comme Ra) suit le Vaticanus avec ol ci<jrr)'Yot1µEvot TOD
15     lapaT)A Tov .>..aov µov pour le ITT: 'r;ii.rn~ \~,rqi. En CT3 397,17-20, ayant note que le
       palimpseste de Würzburg porte seulement "duces lstrahel", nous avons trouve 967
       (Cologne) et Cpl attestant: ol ci<j>T)youµEvot Tov .>..aov µov, ce qui permet de reconnaftre
       une conflatjon dans la le~on du Vaticanus et de la majorite des temoins.
               h) Ez 47,17. En CT3 421,20-30 la reparation d'un homeoteleuton ayant atteint
20     tous les autres temoins du~ nous a ete rendue possible par 967 (Cologne).
               Ces quelques exemples choisis parrni des difficultes qui avaient ete sournises au
       cornite montrent que la decouverte du papyrus 967 imposerait a un nouvel editeur du @
       une revision complete des choix textuels de Ziegler.

25        2. Relations entre le papyrus 967 et la polyglotte d'Alcala.
               Nous avons eu l'occasion, en ce volume, de relever des relations etroites entre le
       papyrus 967 et le texte donne par la polyglotte d'Alcala,,edition princeps de la Bible
       grecque. Nous venons de mentionner trois de ces cas (Ez 40,39, 44,28 et 45,8). En
       voici trois autres.
30
                a) Ez 40,43. Comme nous l'avons mentionne en CT3 336, note 1165, la seule
       traduction que le texte et l'apparat de Zi donnent pour le mot tJ'D~~i;!1 est rnt ( ... )
       'YElaos, mot qui reapparait en Ez 43,13.17 pour ',1::i~, en 1 R 7,9 poui- n~I).) et en Jr
       52,22 (3 fois) pour n7tJi:i. Cpl (que Zi ne mentionne pas ici) portait en Ez 40,43: rnt
35     ( ... ) Kvµcinov, mot qui ne reapparait dans le ~ qu'en Ex 25,11.24.25 pour ,r.. Or ici
       967 (Madrid) porte lui aussi cette le~on, sans que les apparats critiques de Fernandez
       Galiano et 9e D. Fraenk:el ne relevent la relation exclusive avec Cpl.
                b) Ez 42,2. En CT3 364, note 1234 nous avons note que 967 (Madrid) et Cpl
       sont seuls a donner la le~on TTTJXWV au lieu de ETTl TTllXELS de tous les temoins connus
40     par Zi.      ,
                c) Ez 42,3. En CT3 352, note 1204 nous avons remarque une autre relation
       exclusive entre 967 (Madrid) et Cpl comme temoins de la le~on KaTa. aTtxov (au lieu de
       Eanxtaµlvm) pour P'~ du ITT.

45             Ayant ete intrigue par ces relations exclusives entre le papyrus 967 et l'edition
       princeps du~, j'ai voulu elargir cette investigation dont voici les resultats essentiels433 .
               De 40,42aß jusqu'a la fin du chapitre 46 on peut relever 215 let;ons pour
       lesquelles 967 n'a l'appui d'aucun autre manuscrit atteste par l'apparat critique de Zi.
       Or, parrni elles, 130 se retrouvent exactement (=) en Cpl, 8 s'y retrouvent a peu pres
50     (±) et 77 n'y figurent pas (;i!:).

       432 ~on que Ziegler n'a pas notee, croyant avoir affaire a un simple glissement graphique.
       433 Pour une presentation plus schematique de ces resultats, voir Bartbelemy, Relations.



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     Le papyrus 967 et la polyglotte d'Alcala                                                        cxxvii
                2.a. Classsification des 215 les;ons434

                2.a.i µ:yons quantitatiyes
                96 de ces le,;;ons peuvent etre considerees cornme quantitatives, c'est-a-dire
 5      qu'elles consistent en des 'plus' ou des 'moins' non attestes par les Mss435 . Elles se
        subdivisent de la maniere suivante:


                a) sur 10 cas oii 967 donne seulement Kvpws- comme nom divin, alors que les
10      Mss en ajoutent d'autres,
        -8-:t-Cpl:
        a) en 43,18a: Xlyn Kupws .967 -:f. + b 0d>s Cpl et rel.[l]
        b) en 44,12b: Xlyn Kuptos.967 -:t- + Kuptos Cpl et rel.[2]
        c) en 44,15d: Xlyn KUptos .967 ;t!: + Kuptos Cpl et rel.[3]
15      d) en 45,9c: X.Eyn Kuptos.967-:t- + b 0E6s Cpl et rel.[4]
        e) en 45,15c: X.iyn Kllptos.967-:t- + b 0E6s Cpl et rel.[5]
        f) en 45,18a: X.iyn Kupws.967-:t- + b 0E6s Cpl et rel.[6]
        g) en 46,la: X.iyn Kuptos .967 -:f. + b 0E6s Cpl et rel.[7]
        h).en 46,16a: X.iyn Kllptos .967 -:f. + b 0E6S Cpl et rel.[8]
20      -2= Cpl
        a) en 44,9a: X.Eyn Kllptos -:t- Kllptos 6 0E6s vel Kuptos Kllptos vel a8wvm Kllptos rel.[9]
        b) en 44,27b: X.iyn Kupws ,t. Kllptos 6 0E6s vel a8wvm KllptoS rel.[10]


25             ß) sur 7 'moins' de prefixes,
        -1-:t-Cpl
                                        *
        en 46,12a: 11youµEVos 967 ci</>TJYOuµEvos Cpl et rel.[11]
        - 1 ±Cpl
        en 44,24a: Kptvnv 967 ± Kpi,aw Cpl ,t. 8taKplvnv vel 8taKpi,vat rel.[12]
30      -5=Cpl
        a) en 40,42b: !tftaouat ,t. hn!tftaouut rel.[13]
        b) en 41,9: X.otTTci ;t!: d.,r6X.0L1Ta vel {m6X.0L1Ta rel.[14]
        c) en 46,8: 11youµEvov -:t- ci<j>T]youµEVov rel.[15]
        d) en 46,17b: 11youµEVCJl ,t. ciq>TJYOUµEVCJl rel.[16]
35      e) en 46,18b: 11youµEVOS ,t. d.</>l]YOUµEVOS rel.[17]


                y) sur 4 'moins' haplographiques de plusieurs mots,
        -3-:t-Cpl
40      a) en 44,lla: omet ,t. (AELToupyoDvTES) 0upwpol ETTL TWV ,ruX.wv TOD oi'.Kou Kat
        AEL ToupyoDvTEs Cpl et± rel.[18]
        b) en 45,1: om~t -:t- (ä.ywv) d.,ro Tijs yi'Js, TTEVTE rnl dKoat xtX.tci8as µijKos rnl Eüpos
        dKoat xtX.tci8as · ä.ytov ± rel. et ± Cpl[19]
        c) en 46,9b: omet -:t- KaTCJ. TTJV b8ov Tijs lTUAT]S Tijs ,rpos VOTOV, KaL 6 ELU1Toprn6µEVOS
45      (KaTCl TTJV b8ov Tijs lTUAT]S Ti'Js ,rpos VOTOV) Cpl et± rel.[20]
        - 1 =Cpl
        en 46,10: omettent ,t. (m'JTous) ELUEA.Euanm µn' m'JTwv rnl EV TC\J EKTTOpEUEa0m
        aiJTovs ± rel.[21]
        434 Lorsqu'un meme vs contient plusieurs de ces le9ons, elles y seront specifiees par des lettres selon
        leur ordre d'occurrence en ce vs.
        435 Nous designons ainsi l'ensemble des mss grecs mentlonnes dans l'apparat de Zi.


